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Ce projet transfrontalier est porté, côté français, par l' Office National des Forêts, et côté suisse par le Service forestier du canton du Valais.
Il associe 7 partenaires français : ONF, CEMAGREF de Grenoble, Conseil Général Haute-Savoie, SIVOM du Haut-Chablais, commune de Chamonix-mont-blanc, syndicat mixte ARLYSERE, Communauté d’agglomération de Grenoble, et 3 partenaires suisses : Département des transports de l’équipement et de l’environnement service des Forêts et du Paysage du canton du Valais, Service forestier du canton de Vaud, Service forestier du canton de Fribourg.
Une conférence internationale sur Les fôrets de protection dans l'aménagement des territoires a eu lieu les 4 et 5 octobre 2011 à Chamonix. Le dossier de presse de cette conférence est consultable en suivant le lien suivant.
Le budget du projet :
Coût total franco-suisse : 2 290 431 € (dont 2 106 874 € pour la France et 183 557 € pour la Suisse)
La subvention européenne (FEDER) accordée s'élève à 1 244 833 € (59 %)
Le projet dure 3 ans (1/1/2009 - 31/12/2011).
Contexte :
Le projet INTERREG III A "Gestion durable des forêts de montagne" a permis, au cours de la période 2003-2006, d’élaborer et de vulgariser des outils techniques pour optimiser la sylviculture au regard notamment de l’enjeu de protection contre les risques naturels. Deux étapes restent à franchir, pour répondre pleinement aux attentes des Collectivités territoriales et des Cantons :
- Déterminer, pour un territoire donné, des priorités d’intervention pour optimiser la contribution des forêts de protection à la maîtrise des aléas ; renforcer la sécurité de la population en montagne grâce à une forêt de protection stable et bien entretenue ;
- Tester concrètement les outils techniques par des chantiers pilotes pour obtenir des référentiels techniques et budgétaires.
Objectifs :
- Prendre en compte la forêt en tant qu’ouvrage de protection dans les stratégies de prévention des risques ;
- Encourager la formation et l’engagement de personnels qualifiés ainsi que l’utilisation de machines de récolte modernes adaptées aux forêts de protection ;
- Augmenter la production et la valorisation locale du matériau bois, ressource naturelle renouvelable (notamment bois-énergie) ;
- Améliorer les connaissances sur les effets des changements climatiques sur la forêt de montagne et assurer leur prise en compte par la gestion forestière.
Plan de financement :
Partenaires 23 % (autofinancement), Collectivités locales (3 %), Etat (5 %), Région (10 %), Europe (59 %).
Description des actions :
- des actions par site portées par les collectivités sur leurs territoires : elles apportent des cas réels, pratiques et garantissent une adéquation aux politiques locales.
- des actions transversales portées par les partenaires techniques : elles apportent les aspects techniques et scientifiques et garantissent les échanges, l’animation, la synthèse.
Les actions mises en oeuvre portent d'une part sur des réalisations pilote de terrain sur les différents sites qui apportent des éléments nécessaires pour les actions transversales, et d'autre part sur l'animation, la formation et la dissémination des résultats du projet. Elles sont organisées en 7 grands types d'actions :
Actions 1 : Zonage des forêts à rôle de protection à l'échelle d'un territoire
- Recenser et comparer les méthodologies et les outils de zonage des forêts à fonction de protection utilisées dans les deux pays par les partenaires du projet ;
- Définir, hiérarchiser et cartographier les fonctions de protection contre les risques naturels assurées par les peuplements forestiers des sites pilote d’études ;
- Expérimenter l’acquisition de données aussi bien orographiques que dendrométriques grâce à la scannérisation laser aéroportée (LIDAR).
Actions 2 : Chantiers pilotes en forêt de protection
- Analyser des interventions déjà achevées ;
- Réaliser de nouveaux chantiers d’exploitation et de stabilisation en réfléchissant particulièrement aux techniques et en analysant précisément les coûts ;
- Analyser l'économie globale de ces actions par "les dommages évités" et par "la comparaison des coûts entre des mesures de génie biologique et de génie civil".
Actions 3 : Recherche appliquée liée au renouvellement et à la stabilité des forêts de protection :
- Analyser l’impact des changements climatiques sur la dynamique des principales essences forestières de protection dans le contexte des Alpes occidentales ;
- Valider (écologiquement et économiquement) la sylviculture par trouées en tenant compte de l’effet des changements climatiques sur la dynamique des espèces.
Actions 4 : Formation
- Echanger entre praticiens partenaires du projet à l'occasion de formations internationales sur la réalisation des chantiers pilote ;
- Réaliser des formations au niveau local sur les chantiers pilote, ouvertes à tous les acteurs (techniciens de collectivités, animateurs de territoires, entrepreneurs de travaux forestiers, organismes de gestion forestière).
Action 5 : Communication
- Organiser des comités de pilotage locaux, un par site, et nationaux, pour multiplier les échanges ;
- Développer localement des actions ciblées vers le grand public, les scolaires ;
- Visiter avec les élus des sites les réalisations chez les pays voisins, deux rencontres ;
- Mettre à disposition les données sur internet ;
- Réaliser un DVD présentant les réalisations pour le grand public.
Action 6 : Juridique
- Clarifier les rôles et responsabilités respectifs des divers acteurs des forêts de protection ;
- Proposer un panel des actions possible de mobilisation en forêt privée pour optimiser la fonction de protection.
Action 7 : Management
- Assurer le pilotage, la coordination d'ensemble et les rendus à l'autorité de gestion. Certaines actions seront menées en lien étroit avec le projet Interreg IV ALCOTRA "Forêts de protection", permettant d'associer des partenaires italiens (Région Vallée autonome d'Aoste et Région Piémont) et des partenaires français des Alpes du sud (département des Hautes-Alpes).
Résultats attendus :
Le projet INTERREG forêts de protection permettra la mise à disposition d'outils concrets pour les acteurs forestiers, gestionnaires des risques naturels et financeurs :
- Comparatif, avantages et inconvénients, des différentes méthodes de zonage; et réalisation de ce zonage sur quatre sites ;
- Référentiel technique et financier sur les chantiers sylvicoles en forêt de protection; et chantiers pilote réalisés et visitables ;
Par les nombreux échanges et formations il assurera un partage et un développement des pratiques, une information du grand public :
- Professionnels forestiers publics et privés formés à ces techniques spécifiques; décideurs sensibilisés.
- Outil d'information des professionnels (rapport, pages internet) et du grand public (brochures locales, DVD)
Les nombreuses réunions et tournées devraient installer une connaissance transfrontalière, gage de pérennité dans les échanges.
Les acquis escomptés du projet pour la politique forestière des Cantons suisses et Départements français seront de :
- Permettre aux Collectivités alpines, du niveau local au niveau régional, d'identifier le rôle de protection des forêts et leur capacité à atténuer les risques naturels ;
- Mettre à disposition des Collectivités des outils pour planifier les interventions sur leurs territoires, en fonction de leurs enjeux prioritaires ;
- Acquérir la capacité de calibrer et mobiliser les dispositifs d’aides aux Collectivités pour leur programme d’actions dans le domaine de la prévention des risques, et ainsi augmenter les surfaces de forêts de protection bénéficiant d'un traitement spécifique ;
- Permettre les échanges d'expériences transfrontalières (Suisse, France mais aussi Italie) entre les différents acteurs intéressés par la forêt (Elus, techniciens de Collectivités, animateurs de territoires, entrepreneurs de travaux forestiers, organismes de gestion forestière, établissement de recherche forestière) ;
- Augmenter les compétences et le niveau de qualification des personnels des organismes gestionnaires ;
- Pour la Suisse : créer de nouvelles places d’emploi tout le long de la chaîne du bois en collaborant avec les structures régionales en place et en incitant les collectivités au recours au bois-énergie.

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